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La mission divine d'Écône

La mission divine d'Écône

L'enseignement patristique des six âges du monde et la fin des temps.


Troisième réponse à Senex

Publié par Simon ANDRE sur 17 Octobre 2016, 11:47am

Accuser injustement quelqu'un d'être un faux prophète est un péché mortel, car les faux prophètes sont des personnes prêchant une morale pervertie pour séduire le peuple, qui étaient condamnées à mort sous l'Ancienne Alliance. Rendez-vous compte de ce que vous dites sous l'effet de la passion! Votre méchanceté n'est pas à votre honneur Senex, et elle participe à prouver que vous êtes en tort.

Beaucoup de personnes mariées essaient de justifier leur intempérance, parce qu'elles sont malheureusement attachées à la volupté, qui est pourtant une chose très sale et honteuse. Le Très Haut voit cela. Sœur de la Nativité disait: "Oui, j’ai aperçu les excès conjugaux, les différents abus d’un sacrement très saint, dont on profane si souvent la sainteté, un sacrement qu’on fait servir à la seule passion, à la brutalité même, et qu’on va jusqu’à souiller quelquefois par des abominations contraires aux fins qu’on doit s’y proposer, des horreurs qui dégradent la nature et la font rougir." Elle n'a donc pas seulement parlé des violations de l'intégrité de l'acte conjugal, c'est-à-dire des choses contraires aux fins du mariage, mais aussi du fait de s'adonner à la passion et à la brutalité. La vie chrétienne consiste à être spirituel, pas à être charnel. Vous le verrez bien lors du Grand Avertissement.

Si Humanae Vitae dit qu'il est licite de tenir compte des périodes infécondes sous certaines conditions, cela signifie simplement qu'on a le droit de rendre le devoir conjugal, mais cela ne veut pas dire que le demander est exempt de tout péché véniel.

Toute l'hypocrisie des gens mariés voluptueux est résumée dans leur réaction au décret d'Innocent XI:

Enfin, l’erreur suivante a été condamnée par le Pape Innocent XI :
« 2109 Denzinger
9.- L’acte du mariage accompli seulement pour le plaisir est dénué de toute faute vénielle. »

Les époux catholiques voluptueux répondent de façon hypocrite: mais nous faisons cela par amour et non pour le plaisir! Mais St Thomas a bien précisé que chercher le plaisir hors de la procréation est toujours au moins un péché véniel.

Regroupons maintenant toutes les citations prouvant que la volupté est toujours un péché.

« Il y a trois maux qui rendent le mariage si fâcheux, qu’il s’est trouvé des hérétiques qui l’ont condamné pour cela comme chose très mauvaise & très pernicieuse. Le premier est la perpétuelle servitude, suivant ces paroles de saint Paul, Alligatus es uxori. Le second est la privation de l’usage de la raison, qui se trouve souvent dans les plaisirs du Mariage, comme dit Aristote, & la honteuse saleté qui les accompagne. Le troisième est la grande sollicitude que saint Paul appelle Tribulationem carnis (tribulations de la chair). » - Extrait du livre Somme de la théologie morale et canonique du R.P. Henry de Villalobos (1635).

St Thomas d’Aquin :
« Restent donc deux raisons pour lesquelles les époux peuvent accomplir l’oeuvre de chair : avoir des enfants ou rendre le devoir conjugal. Les époux qui agiront autrement commettront un péché, au moins un péché véniel. [...] Rendre le devoir conjugal pour préserver le conjoint de la fornication n’est pas un péché, car c’est s’acquitter du devoir conjugal. Mais l’accomplir pour ne pas s’exposer soi-même à la fornication, c’est faire une chose superflue et commettre un péché véniel. Le mariage n’a été institué pour ce but que par indulgence, et l’indulgence suppose l’existence des péchés véniels. »
- Supplément à la Somme Théologique, le mariage, question n°49, article 5.

Nous pourrions également citer de nombreux Pères de l’Église, dont Saint Augustin, Sur le Bien du Mariage :
« Il y a aussi des hommes incontinents au point qu’ils n’épargnent pas leurs femmes même quand elles sont enceintes. Quoi que les époux fassent l’un avec l’autre d’immodeste, éhonté et bas, c’est le péché des personnes et non la faute du mariage. »
« Le devoir conjugal, quand il a pour but la génération, n’est point une faute ; accompli uniquement pour satisfaire la concupiscence, mais entre époux, en gardant la fidélité conjugale et dans la mesure du devoir, il n’excède pas le péché véniel ; tandis que l’adultère et la fornication sont toujours péchés mortels. »
Athénagoras d’Athènes (c. 175 A.D.) : « Après avoir jeté la semence en terre, le fermier attend la récolte. Il ne sème pas plus de graines au dessus. De la même façon, pour nous la procréation d’enfants est la limite de notre tolérance dans l’appétit. » (Un appel pour les chrétiens, chapitre 33, chasteté des chrétiens relativement au Mariage.)
Saint Césaire d’Arles, Sermon 44:7 : « Par-dessus tout, personne ne devrait connaître sa femme quand le Dimanche ou d’autres fêtes arrivent. Des précautions similaires devraient être prises aussi souvent que la femme a ses menstruations, puisque le Prophète a dit : “Ne vous approchez pas d’une femme ayant ses menstruations.” (Ez 18:6.) Si un homme est au courant que sa femme est dans cette condition mais refuse de se contrôler lors d’un dimanche ou d’une fête, les enfants qui seront conçus vont naître lépreux, ou épileptiques, ou peut-être même démoniaques. Les lépreux naissent tous, non d’hommes sages qui observent la chasteté lors des fêtes et des autres jours, mais particulièrement des fermiers qui ne savent pas se contrôler. […] Véritablement, mes frères, si les animaux sans intelligence ne se touchent pas les uns les autres excepté au moment fixé et opportun, combien les hommes créés à l’image de Dieu devraient respecter cela ? Ce qui est pire, c’est qu’il y a des hommes dissolus ou ivres qui parfois n’épargnent même pas leurs épouses quand elles sont enceintes. En conséquence, s’ils n’amendent pas leurs vies, nous devons les considérer comme pire que les animaux. L’Apôtre s’est adressé à de tels hommes quand il a dit : “Que chacun de vous sache garder son corps dans la sainteté et l’honnêteté, sans l’abandonner aux emportements de la passion, comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu.” (1 Thess. 4 :4-5.) »
Saint Clément d’Alexandrie, Sur le Mariage et la Procréation (c. 198-203 A.D.) : « Dès le début, la loi, comme nous l’avons déjà dit, établit le précepte “Tu ne convoiteras point la femme de ton prochain” (Ex 20:17) longtemps avant la déclaration très similaire du Seigneur dans le Nouveau Testament, où la même idée était exprimée de sa propre bouche : “Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras point d’adultère. Et moi, je vous dis : Quiconque regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle, dans son coeur.” » (Mt 5:27-28.) Que la loi visait à ce que les maris cohabitent avec leurs femmes dans le contrôle de soi et seulement avec l’intention d’engendrer des enfants est évident du fait de l’interdiction qui défend à l’homme célibataire d’avoir immédiatement des rapports sexuels avec une femme captive (Dt 21:11-13). Si l’homme a conçu un désir envers elle, il est tenu de faire le deuil pendant 30 jours [Sic : c’est la captive qui doit faire le deuil de ses parents] tandis qu’elle doit se faire raser la tête (Dt 21:11-13) ; si après ces trente jours le désir n’a pas cessé, alors ils peuvent avoir des enfants, car le délai fixé permet à l’accablante pulsion d’être mise à l’épreuve et de devenir un acte rationnel de la volonté. Pour cette raison vous ne pouvez pas indiquer un seul endroit de l’Écriture où un des anciens s’est approché d’une femme enceinte ; plus tard, après que l’enfant soit né et sevré, vous pourriez trouver que les relations maritales des maris et femmes reprennent. Vous verrez que le père de Moïse garda ce principe en tête. Après la naissance d’Aaron, trois ans se sont écoulés avant que Moïse naisse (Ex 7:7). Encore une fois, la tribu de Levi a observé cette loi de la nature donnée par Dieu, bien qu’ils étaient moindres en nombre que n’importe quels autres qui arrivèrent en terre promise (Num 3:39). En effet, une tribu ne croît pas facilement en grands nombres si ses hommes ont seulement des rapports au sein de la relation licite du mariage et attendent non seulement la fin de la grossesse mais aussi celle de l’allaitement. » (The Stromata or Miscellanies, Book III, Chapter XI, Section 71, 72.)
Saint Ambroise (c. 340-397) : « Les jeunes invoquent généralement le désir d’avoir des enfants et pensent excuser la chaleur de leur âge par le désir de la procréation. Combien est plus honteux pour les anciens de faire ce qui est honteux pour les jeunes de confesser. Car les jeunes qui tempèrent leurs coeurs de prudence par la crainte de Dieu, renoncent généralement aux oeuvres de la jeunesse quand la progéniture a été reçue. Et est-ce remarquable (digne d’éloge) pour l’homme, sachant que les bêtes expriment sans paroles un zèle pour la génération, et non un désir de copulation ? En effet, dès lors qu’ils savent que le ventre est rempli, et la semence reçue par la terre génératrice, ils ne se prêtent plus au rapport charnel ou à la lascivité de l’amour, mais ils se chargent de l’attention parentale. Or, les hommes n’épargnent ni l’embryon ni Dieu. Ils contaminent le premier et exaspèrent le dernier. “Avant de te former dans le sein de ta mère”, dit-Il, “Je te connaissais, et avant que tu sortisses de ses flancs, Je t’ai consacré.” (Jr 1:5.) Pour contrôler votre impatience, remarquez les mains de votre Créateur formant l’homme dans le ventre. Il est au travail, et vous souillez le secret du ventre sacré avec la luxure ? Imitez la bête ou craignez Dieu. Pourquoi parlé-je des bêtes ? La terre elle-même se repose souvent du travail de la génération, et si elle est souvent remplie de semences jetées par l’impatience empressée des hommes, elle rend la pareille à l’impudeur du fermier et change la fertilité en stérilité. Ainsi, même chez les éléments (naturels) et les bêtes, c’est une honte à la nature de ne jamais cesser de générer. » (St. Ambrose, Archbishop of Milan, Exposition of the Gospel According to St. Luke
1:43-45.)
Horribles abus et excès qui se commettent avant et après le mariage (pages 430-439 du tome second de Soeur de la Nativité)
« J’ai vu tomber en enfer une infinité de personnes mariées, et J.C. m’a fait connaître la principale raison de leur perte éternelle. Voyant surtout que c’était par le péché d’impureté, je me suis écriée : O mon Dieu, comment voulez-vous que je touche une matière aussi infecte et que je remue un pareil bourbier ? Comment voulez-vous que je parle d’un vice aussi contraire à mon voeu et à la perfection de mon état ?... Ne craignez rien, m’a-t-il dit, je me charge des inconvénients qui pourront en résulter, par rapport à vous, comme à tous ceux qui ont un vrai intérêt à lire, écrire, examiner dans la bonne foi ce que je vais vous dire pour ma gloire et le salut des âmes. Ce sont des choses infâmes, il est vrai ; mais je vais les envelopper sous des figures qui vous préserveront de toutes souillures. Tout ce qui vient de moi est pur, et souvenez-vous que les rayons du soleil éclairent un cloaque infecté, sans contracter aucune infection.

Aussi, mon Père, j’ai tout vu sans rien voir, et j’ai tout compris sans y prendre aucune part. Oui, j’ai aperçu les excès conjugaux, les différents abus d’un sacrement très saint, dont on profane si souvent la sainteté, un sacrement qu’on fait servir à la seule passion, à la brutalité même, et qu’on va jusqu’à souiller quelquefois par des abominations contraires aux fins qu’on doit s’y proposer, des horreurs qui dégradent la nature et la font rougir. Je l’ai vu, et je n’en ai senti que des mouvements d’indignation et d’horreur. Je me suis écriée en frémissant : Dieu saint, comment le souffrez-vous ?... Comment permettez-vous de pareils excès dans des créatures faites à votre image, et qui sont autant de membres de votre divin corps ? Quel renversement ! Quels désordres !... Mais, mon Père, voici le détail de ma vision. Vous en jugerez mieux par le simple récité. D’abord, j’ai vu couler sous mes yeux un fleuve large et très profond, dont le cours était si rapide, qu’il fallait une force et une adresse étonnante, et encore le secours d’un bon guide, pour le passer sans être submergé. Ce qui me frappait le plus, c’était de voir une multitude innombrable de personnes des deux sexes et de tous les états, qui couraient s’y précipiter avec un aveuglement qui tenait de la fureur ; desorte que le fleuve roulait presque tout le genre humain dans son cours. Epouvantée de tant de naufrages, surprise et hors de moi de tout ce que je voyais, je plaignais les victimes infortunées, dont les visages étaient couverts. Quel est ce fleuve terrible, demandai-je, et que peut-il signifier ?... C’est l’état du mariage, me fut-il répondu, tous y courent, comme vous voyez, parce que tous suivent l’inclination de la nature. Faut-il s’étonner que tant de personnes y périssent ! Ne cherchant que les satisfactions grossières que l’évangile condamne, on se laisser aller à la pente naturelle et l’on est emporté par la rapidité de son cours : c’est là précisément le torrent, le gouffre qui engloutit presque tous les hommes, parce que presque personne n’a l’art d’éviter les écueils dont il est rempli. Il est vrai que l’état du mariage est nécessaire pour la propagation de l’espèce humaine ; mais, hélas ! Cette source de la reproduction du genre humain est presque universellement empoisonnée par les mauvaises dispositions de ceux qui s’y enrôlent. Le sacrement suppléerait, sans doute, mais il faudrait en faire un meilleur usage, s’y préparer davantage, et surtout ne pas commencer par le profaner en le recevant : car, de cette manière, loin d’en être sanctifié dans son principe, cette source de la reproduction des hommes ne s’en trouve que plus corrompue, parce qu’on ajoute le sacrilège à la dépravation ; ce qui fait qu’on peut bien dire de nos jours, comme du temps de Noë, que l’iniquité est à son comble, et que toute chair a corrompu ses voies. Première source de la perversité des hommes ; car quels fruits peuvent produire des arbres de cette espèce, surtout quand on leur donne une culture, je veux dire une éducation conforme à leur origine ? Il est vrai, m’a dit Dieu, qu’il y a encore et qu’il y aura toujours des familles prédestinées, où la bénédiction céleste se répand de génération en génération : ce sont celles où la sagesse paraît héréditaire et passe des pères aux enfants, où la crainte de Dieu fait le partage du fils, comme elle a fait le partage du père. Le fruit et l’arbre sont également bénis par celui qui a tout planté, et qui donne à tout son accroissement. Voilà d’ordinaire l’origine des élus du Seigneur. Par leurs dispositions ils se rapprochent de l’état où étaient Eve et Adam avant leur chute ; ou du moins la grâce du sacrement affaiblissant en eux les mauvais effets du péché de leurs premiers parents, leur tient, en quelque sorte, lieu de la grâce première dont ils étaient prévenus. Mais, mon Père, pour une famille de ce caractère, ah ! Combien d’autres où l’on n’a pas même la moindre idée de la sainteté de cet état ; où l’on ne s’y propose qu’une satisfaction purement animale, un plaisir sensuel et brutal ; où l’on va tout-à-la-fois contre la dignité du sacrement et contre le voeu de la nature qui tend à la propagation. Pour de pareils monstres il faudrait des foudres et non pas des paroles ; c’est déshonorer, c’est avilir, c’est dégrader la qualité d’homme. Que deviendra donc le caractère et la qualité de chrétien ? e ne parle pas, mon Père, des libertés prématurées, des familiarités, des licences criminelles qui trop souvent préviennent le sacrement et en font profaner la réception. L’obstacle que cette profanation met à la grâce propre du mariage, est la cause la plus ordinaire des malheurs et des tentations qu’on éprouve dans ce saint état. Je parle, non de ceux qui pensent à y entrer, mais de ceux qui y sont actuellement, et qui font un usage criminel du sacrement qu’ils ont reçu. Combien qui, par cet usage criant et abusif, ne trouvent dans un état si saint que des sujets, des matières de crimes, des occasions de damnation ! L’Écriture nous dit que les premiers maris de la femme du jeune Tobie avaient été étouffés par le démon, la première nuit de leur mariage, pour punir leur emportement et leur brutalité. Eh bien ! Mon Père, Dieu me fait connaître que la même circonstance des nouveaux mariés, parmi les chrétiens, n’était pas moins funeste à leurs âmes, qu’elle l’était au corps de ces infidèles, et que la fosse qu’on faisait d’avance pour eux était la figure de l’abîme où les mêmes excès, les mêmes licences, les mêmes emportements plongent encore tous les jours les nouveaux mariés. Quel déplorable aveuglement ! Que de jeunes mariés se croient tout permis, croupissent et meurent dans des habitudes abominables, sans rien faire pour en sortir, sans penser même à s’en corriger ! … Que de gens qui s’imaginent user de leurs droits, quand ils insultent le sacrement qu’ils ont reçu pour le respecter et non pour l’outrager ! Malheur ! Ah ! Malheur à eux !... Malheur aux directeurs ignorants ou lâches, qui, par une cruauté révoltante ou une délicatesse mal entendue, refusent de les instruire sur un devoir de cette importance, ou qui les absolvent sans les corriger ! Ils sont cause du mal qu’ils laissent commettre. Malheur à ceux qui n’instruisent pas décemment les futurs époux, avant de les unir par ce lien sacré ! Ils les envoient au combat sans armes, et les précipitent dans le fleuve sans aucune précaution. Quel sujet de trembler pour ces ministres prévaricateurs!

Les péchés qu’on commet lors du mariage font horreur ; on s’en relève quelquefois, parce qu’il n’y a rien alors qui puisse rassurer tant soit peu celui qui s’en est rendu coupable ; mais ceux qu’on commet dans le mariage sont comme fixes et incorrigibles, parce qu’on ne pense même pas à s’en repentir ni à changer. Sous le spécieux prétexte du sacrement qu’on a reçu, on s’aveugle soi-même jusqu’à n’avoir ni aucune retenue ni aucun remords de ce qui pourtant devrait bien en faire naître. Ah ! Mon Père, je frémis encore du nombre de victimes qui vont s’abîmer dans le torrent, où j’aurais infailliblement péri moi-même, vu surtout les mauvaises inclinations de ma jeunesse, si Dieu, par une miséricorde purement gratuite, ne m’en eût préservée par une autre vocation. Quelle grâce que celle du célibat !... Ah ! C’est à présent plus que jamais que j’en sens tout le prix et à quelle reconnaissance cette grâce m’oblige... »

Les enseignements du Christ concernant le mariage révélés par Anne-Catherine Emmerich :
« Ils allèrent ensuite à la synagogue et Jésus donna encore sous forme de paraboles plusieurs enseignements touchant le mariage. Il parla de la grande corruption qui infectait la propagation de l’espèce humaine, dit qu’après la conception il fallait vivre dans la continence, et pour prouver combien sous ce rapport les hommes s’abaissaient au-dessous des animaux les plus nobles, il cita la chasteté et la continence des éléphants. On trouve des éléphants dans une contrée qui n’est pas très éloignée d’ici. Ils l’interrogèrent aussi sur Noé et lui demandèrent s’il n’était pas vrai qu’il avait fait du vin et s’était enivré. Jésus leur expliqua cela, et parla de l’ivresse comme mettant en grand danger de pécher, soit par l’usage immodéré du vin, soit par celui du mariage ; car l’ivresse pouvait être produite également par le vin et par les désirs impurs. Il enseigna comment l’ivresse donnait naissance au péché et comment un mal en engendrait un autre. »
...
« Je l’entendis aussi dire beaucoup de choses merveilleusement profondes dans leur simplicité sur le mystère du mariage en exposant purement les procédés de la culture de la vigne. Je trouvai remarquablement clair et convaincant ce que dit le Seigneur que là ou l’union n’existait pas dans le mariage et où il n’atteignait pas son but, qui est de mettre au monde des hommes bons et purs, la faute en était toujours à la femme. Elle peut supporter et souffrir, et c’est son devoir : elle est le vase qui reçoit, protège et élabore, elle peut par un travail intérieur tout corriger en elle et dans son fruit. Elle élève ce fruit qui est en elle, elle peut en travaillant sur elle-même moralement et physiquement y effacer ce qui est mauvais, et tout ce qu’elle fait profite ou nuit à son enfant. Dans le mariage il ne s’agit pas de la satisfaction des convoitises, mais de lutte, de mortification, de sollicitudes et d’enfantement dans la douleur : or, c’est un enfantement douloureux qu’une lutte continuelle contre l’amour-propre, le péché et la curiosité:
cette lutte et la victoire qui la couronne fait aussi de l’enfant un vainqueur, etc. Tout cela était dit en termes très simples et très profonds. L’homme et la femme sont un seul corps : la femme est le vase qui reçoit, elle doit souffrir, endurer et expier : elle peut tout corriger et tout réparer. Il ne s’agit pas ici de chercher sa propre satisfaction, mais d’effacer le péché et d’arriver à la justification par la souffrance et la prière. »
...
« Jésus donna encore beaucoup d’enseignements spéciaux sur le mariage et je fus tellement frappée de la vérité et de l’extrême utilité de ces doctrines, que je me dis très vivement à moi-même : “Pourquoi cela n’est-il pas écrit ? Pourquoi n’y a-t-il pas ici de disciple pour le recueillir afin que tous en profitent ?”. J’étais pendant toute cette vision comme un des auditeurs qui étaient là présents, et j’allais de côté et d’autre. Comme je me livrais avec ardeur à ces pensées, mon fiancé céleste se tourna vers moi et me dit à peu près ceci : “J’exerce la charité et je cultive la vigne là ou cela produit des fruits. Si ces paroles étaient mises par écrit elles seraient, comme une grande partie de beaucoup de ce qui est écrit, mises à néant, détournées de leur vrai sens, ou méprisées. Ces enseignements et une infinité d’autres choses qui n’ont pas été mises par écrit ont porté plus de fruits que ce qui est écrit. Ce n’est pas la loi écrite qui est observée, tout est écrit dans ceux qui croient, qui espèrent, qui aiment.”»
...
« Ce même jour Jésus donna encore beaucoup d’enseignements sur le mariage et toujours en se servant de comparaisons tirées de la vigne et des semailles. Il s’adressa particulièrement au jeune couple et dit à Salathiel : “Tu t’es laissé attirer par la beauté corporelle de ta femme. Pense donc quelle doit être la beauté d’une âme, puisque Dieu envoie son fils sur la terre pour sauver l’âme par le sacrifice de sa vie. Mais celui qui travaille pour le corps ne travaille pas pour l’âme. La beauté produit la convoitise et la convoitise corrompt l’âme par le rassasiement. Cette satisfaction immodérée est la plante parasite qui étouffe et fait périr le froment et la vigne.” C’est ainsi qu’il ramena son exhortation à des prescriptions relatives à la culture du blé et de la vigne et qu’il leur signala spécialement deux plantes grimpantes de très mauvaise nature afin qu’ils ne les laissassent pas approcher de leur champ ni de leur vignoble.»
...
« Aujourd’hui à midi je vis Jésus dans une maison de Cédar s’entretenir avec Salathiel et sa femme touchant l’état du mariage. Il leur donna des avis circonstanciés et leur dit comment ils devaient vivre ensemble et à quelles conditions ils pouvaient devenir un bon cep de vigne. Ils devaient se tenir en garde contre la concupiscence et, chaque fois qu’ils useraient du mariage, réfléchir sur les motifs qui les dirigeaient ; car lorsqu'ils ne seraient poussés que par les désirs charnels, ils produiraient les fruits amers de la concupiscence. Il les prémunit contre l’excès en toute chose, les exhorta à la prière et au renoncement et à se garder de l’ivresse du vin. Il parla de Noé et du péché de l’ivrognerie. La fiancée devait être un vase pur : il lui prescrivit la séparation pendant ses maladies et la continence absolue après la conception. »

Révélations à Sainte Brigitte de Suède (livre 1, chapitre 26):

« Ceux donc qui se marient, portés par une charité et une crainte divine pour engendrer, me sont un temple spirituel dans lequel, moi, troisième, je veux demeurer avec eux. Mais les hommes de ce temps se marient pour sept raisons : 1/ pour la beauté de la face ; 2/ pour les richesses ; 3/ pour le trop grand plaisir et l’excessif plaisir qu’ils y prennent ; 4/ parce que là se font une assemblée de parents et d’amis et des banquets immodérés ; 5/ parce qu’au mariage, il y a de l’orgueil dans les habits, les banquets, les cajoleries et autres vanités ; 6/ pour engendrer des enfants, non pas pour les nourrir à Dieu ou pour les élever dans les bonnes mœurs, mais pour les faire parvenir aux richesses et aux honneurs ; 7/ pour satisfaire comme des chevaux aux appétits de luxure. […] Les mariés de ce temps commencent leur union par la luxure, comme les chevaux et sont pires que les chevaux. Mais les mariés spirituellement commencent en la charité et la crainte divine ; ils veulent ne plaire qu’à moi seul. Le diable remplit et excite ceux-là à la délectation de la chair, dans laquelle il n’y a que puanteur, mais ceux-ci sont remplis de mon Esprit, et sont enflammés du feu de l’amour divin, qui ne s’éteint jamais en eux. »

Si toutes ces citations ne suffisent pas, je ne pourrai plus faire grand chose à part prier.

Troisième réponse à Senex

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