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La mission divine d'Écône

La mission divine d'Écône

L'enseignement patristique des six âges du monde et la fin des temps.


Vatican II: ambiguïté, pas hérésie

Publié par Simon ANDRE sur 5 Janvier 2016, 13:52pm

Invitons les anglophones à lire l'article du mot "hérésie" de l'encyclopédie catholique gratuite new advent, pour connaître la différence entre erreur et hérésie.

Mon frère a déjà expliqué dans l'article en lien sous ce bloc de texte que le concile Vatican II n'a pas pu être hérétique; autrement, cela signifierait que toute l'Église enseignante a sombré, ce qui contredit le dogme de l'indéfectibilité de l'Église. Par contre, les textes promulgués du concile Vatican II peuvent contenir des ambiguïtés, voire même des erreurs, ce qui est tout-à-fait différent des hérésies, strictement parlant. Lors de Vatican II, il n'y a pas eu de détermination irrévocable d'un point de doctrine, par exemple une affirmation solennelle de la liberté religieuse contredisant la condamnation prononcée par Grégoire XVI dans Mirari Vos (1832).

D'ailleurs, la liberté religieuse telle qu'elle est affirmée au concile Vatican II n'est pas la même que celle condamnée par Pie IX dans le syllabus:

"LXXIX. Il est faux que la liberté civile de tous les cultes, et que le plein pouvoir laissé à tous de manifester ouvertement et publiquement toutes leurs pensées et toutes leurs opinions, jettent plus facilement les peuples dans la corruption des mœurs et de l'esprit, et propagent la peste de l'Indifférentisme (18)."

Dans le syllabus, c'est un "plein pouvoir laissé à tous de manifester ouvertement et publiquement toutes leurs pensées et toutes leurs opinions" sans prise en compte de l'ordre public.

A l'inverse, on lit dans Dignitatis Humanae, la déclaration sur la liberté religieuse de Vatican II:

"Dès lors, donc, que les justes exigences de l’ordre public ne sont pas violées, ces communautés sont en droit de jouir de cette absence de contrainte afin de pouvoir se régir selon leurs propres normes, honorer d’un culte public la divinité suprême, aider leurs membres dans la pratique de leur vie religieuse et les sustenter par un enseignement, promouvoir enfin les institutions au sein desquelles leurs membres coopèrent à orienter leur vie propre selon leurs principes religieux."

En trois passages différents, il est répété que l'exemption de contrainte ne concerne que les cultes qui ne violent pas l'ordre public.

Sachant que les fausses religions, surtout les non-chrétiennes, violent l'ordre public, on ne peut pas dire que Dignitatis Humanae ne puisse pas être interprété de façon catholique. Le vrai problème est donc l'ambiguïté de ce texte, car en le lisant, les personnes de bon esprit se disent simplement qu'il n'est pas permis de forcer les acatholiques et les infidèles à devenir catholiques, mais qu'il faut limiter leur liberté de culte autant que l'ordre public l'exige; à l'inverse, les personnes de mauvais esprit se disent qu'il faut tolérer tous les cultes, car selon eux, tous les hommes sont bons par nature et on ne saurait imaginer qu'ils violent l'ordre public (ce serait faire preuve de "racisme néocolonialiste ultraréactionnaire").

En conclusion, le maintien de l'ordre public à long terme exige toujours de favoriser autant que faire se peut le catholicisme, et de décourager le plus possible la pratique des faux cultes; politiquement, on se heurte cependant souvent à des considérations pratiques, qui font qu'on doit tolérer dans une certaine mesure des faux cultes afin d'éviter le pire (une guerre civile par exemple). Par contre, dans le cas particulier de l'islam, il faut comprendre qu'il n'y a pas de tolérance possible, car le coran ordonne de tuer tous les chrétiens et les juifs sans limitations de temps, d'espace et d'ethnie (sourate 9), de les haïr (coran 60:4), il autorise le mensonge (coran 16:106), le viol des captives (coran 4:24 et 23:1-6), le mariage pédophile (sourates 33 et 65), etc.

Pour ce qui est de l'ambiguïté, remarquez qu'une personne de mauvais esprit peut toujours mal interpréter un texte, même sacré. Au-delà de Vatican II, ce qui pose problème est donc l'esprit des catholiques. Prenons l'exemple du chapitre 7 de la première épître de Saint Paul aux Corinthiens; j'en ai déjà parlé.

"Ne refusez pas d'être l'un à l'autre, si ce n'est d'un commun accord, et pour un temps, afin de vaquer à la prière ; et ensuite revenez ensemble, de peur que Satan ne vous tente par votre incontinence." (1 Co 7:5.)

Beaucoup de personnes lisent ici "donnez-vous régulièrement l'un à l'autre" au lieu de "ne refusez pas d'être l'un à l'autre", et tandis que les bons théologiens commentent ce verset en disant qu'il s'agit seulement d'une affirmation du devoir conjugal (ne pas se refuser), les mauvais théologiens y voient carrément une invitation à user régulièrement du mariage (intempérance conjugale), faisant fi de ce que St Paul dit plus loin dans le même chapitre: "Voici donc, frères, ce que je dis: Le temps est court; ce qui reste à faire, c'est que ceux qui ont des femmes soient comme n’en possédant pas" et de tous les sermons des Pères de l'Église qui expliquent que le chrétien, suivant l'enseignement des Saintes Écritures, doit vivre de l'esprit et travailler sérieusement à "crucifier sa chair" (faire mourir en lui l'amour de la volupté).

Les catholiques modernistes ne sont donc pas les seuls en faute, il y en a bien également chez nous!

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Jean-Baptiste 07/01/2016 10:27

L'encyclique "Quanta cura" évoque bien la "tranquillité publique", mais l'ordre public est une notion plus large, qui inclut les bonnes mœurs et la préservation du bien dans la société. Or toutes les fausses religions violent l'ordre public...

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