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La mission divine d'Écône

La mission divine d'Écône

L'enseignement patristique des six âges du monde et la fin des temps.


Le Christ est né le 25 décembre

Publié par Simon ANDRE sur 27 Décembre 2015, 17:58pm

Saint Jean Chrysostome

HOMÉLIE SUR LA FÊTE DE LA NATIVITÉ DE NOTRE-SEIGNEUR, JÉSUS-CHRIST (1).

1. L'heureux événement après lequel les patriarches ont soupiré dès les premiers temps du monde, que les prophètes ont prédit, que les justes ont désiré de voir, est enfin arrivé, et a été consommé en ce jour. Dieu a paru sur la terre, revêtu de chair, Dieu a conversé parmi les hommes. (Matth. XIII, 12; Baruch. III, 3-8.) Réjouissons-nous donc et triomphons, mes bien-aimés. Si saint Jean a tressailli dans le ventre de sa mère, lorsque Marie venait visiter Elisabeth , à plus forte raison nous, qui ne voyons pas Marie, mais le Sauveur lui-même prendre aujourd'hui naissance, nous devons triompher et tressaillir, nous devons admirer avec étonnement la grandeur d'un mystère qui surpasse toutes nos pensées. Songez en effet combien il serait admirable de

 

1. Traduction de l'abbé Auger, revue.

 

voir le soleil descendre du ciel, s'avancer sur la terre, et de là répandre partout ses rayons. S'il est vrai qu'un tel prodige dans l'astre visible qui éclaire le monde nous étonnerait tous, considérez combien il est admirable de voir le Soleil de justice se revêtir de notre chair, répandre ses rayons, et éclairer nos âmes.

Il y a longtemps que je désirais de voir ce jour, et de le voir au milieu d'une si grande multitude de peuple. Je souhaitais sans cesse que l'enceinte sacrée qui nous rassemble fût remplie comme je la vois maintenant. Mes voeux sont enfin exaucés. Il n'y a pas dix ans que ce jour nous a été révélé; et néanmoins; grâce à votre zèle, il est aussi célèbre que s'il nous eût été transmis depuis plusieurs siècles. Ainsi on pourrait avancer, sans craindre de se tromper, que ce jour est à la fois ancien (174) et nouveau : nouveau, parce qu'il nous est connu depuis bien peu de temps ; ancien, parce qu'il a marché aussitôt de pair avec les fêtes les plus antiques, et que malgré sa nouveauté il a égalé, par la vénération dont il est l'objet, l'ancienneté de leur âge. Comme des plants d'une excellente nature , dès qu'ils ont pris racine, ne tardent pas à s'élever fort haut et à se charger de fruits, de même ce jour, anciennement connu chez les peuples de l'Occident, ne nous a pas été plus tôt apporté, qu'il a pris croissance aussitôt et a produit des fruits avec l'abondance que nous voyons. Nos temples se sont remplis, et sont devenus trop étroits pour le grand nombre de fidèles qui accourent pour célébrer cette fête. Attendez donc la récompense d'un pareil zèle, de Jésus, qui est né aujourd'hui selon la chair, et qui récompensera votre ardeur comme elle le mérite; car l'empressement que vous témoignez poux le jour de sa naissance est la plus grande marque que vous puissiez lui donner de votre amour. Si nous, qui sommes vos frères, nous devons y contribuer pour notre part, nous le ferons de tout notre pouvoir, ou plutôt nous vous dirons ce que la grâce de Dieu nous inspirera pour votre avantage. Que désirez-vous donc d'entendre aujourd'hui, et de quoi vous parlerons-nous, sinon de la fête même? Je sais que les esprits sont encore partagés à son sujet, que les uns l'attaquent, les autres la défendent ; que ceux-ci lui reprochent d'être nouvelle et récente, d'avoir été introduite de nos jours; que ceux-là, au contraire, prétendent qu'elle est fort ancienne, puisque les prophètes ont prédit fort anciennement la naissance du Sauveur, et que le jour marqué pour cette divine naissance a été célèbre et répandu chez tous les peuples, depuis la Thrace jusqu'au détroit de Gadès. C'est donc là ce qui va faire la matière de cet entretien; car, si vous témoignez un tel empressement pour une fête sur laquelle on conteste encore, il est clair que vous serez beaucoup plus empressés à la, célébrer, quand elle vous sera plus connue, quand une plus ample instruction vous inspirera une plus vive affection pour elle. Trois raisons nous feront connaître que c'est vraiment aujourd'hui le jour où est né Notre-Seigneur Jésus-Christ, le Verbe de Dieu. La première, c'est que partout où la fête a été annoncée, elle a fleuri aussitôt, elle a pris les plus grands accroissements; et ce que Gamaliel disait de la prédication: Si c'est l'ouvrage des hommes, elle se détruira; si elle vient de Dieu, vous ne pourriez la détruire, et vous seriez en danger de combattre contre Dieu même (Act. V, 38, 39) , je ne crains pas de l'appliquer à la fête présente, et de dire : C'est parce qu'elle vient de Dieu que non-seulement elle n'a pas été abolie , mais qu'elle fait tous les ans de nouveaux progrès, qu'elle devient de plus en plus célèbre. Quant à la prédication, elle s'est emparée en peu d'années de toute la terre, quoique ce ne fussent que des ouvriers en tentes, des pêcheurs, des hommes sans sciences et sans lettres, qui la portassent partout. Mais la faiblesse de ceux qui annonçaient la parole ne lui enleva rien de sa force, parce que la puissance du Dieu qu'elle annonçait subjuguait tout avec promptitude, triomphait de tous les obstacles, et exerçait partout son empire.

2. Si l'on combattait ma première preuve, et si l'on refusait de l'admettre, je puis en fournir une seconde. Quelle est-elle? elle est tirée du dénombrement dont les Evangiles font mention. Vers ce temps, dit saint Luc (II, 1-17), on publia un édit de César Auguste, pour faire un dénombrement des habitants de toute la terre. Ce premier dénombrement fut fait par Cyrinus, gouverneur de Syrie. Tous allaient pour se faire enregistrer, chacun dans sa ville. Joseph partit aussi de la ville de Nazareth, qui est en Galilée, et se rendit en Judée, dans la ville de David, appelée Bethléem, parce qu'il était de la maison et de la famille de David, pour se faire enregistrer avec Marie son épouse, qui était enceinte. Pendant qu'ils étaient en ce lieu, il arriva que le temps auquel elle devait accoucher s'accomplit. Elle enfanta son ils premier-né, l'emmaillota et le coucha dans une crèche, parce qu'il n'y avait point de place pour eux dans l'hôtellerie; d'où il est clair que Jésus-Christ est né lors du premier dénombrement. Or, si l'on veut connaître avec exactitude l'époque de ce dénombrement, on peut consulter les anciens registres déposés dans les archives de Rome. Eh ! que nous fait; dira-t-on, cette circonstance, à nous qui ne sommes pas à Rome? Ecoutez, je vous prie, et ne refusez pas de me croire, puisque nous avons reçu la fête de ceux qui sont parfaitement instruits du fait dont je parle, et qui habitent la ville de Rome. Oui, ce sont les habitants eux-mêmes qui, célébrant la fête depuis longtemps et d'après une longue tradition, nous ont transmis cette connaissance; (175) car l'Evangile ne se borne pas à indiquer le temps en général, mais il parle de manière à nous faire connaître clairement le jour de la naissance du Sauveur, et à faire éclater la sagesse de Dieu dans l'exécution de ses desseins. Non, ce n'est pas de son propre mouvement, ce n'est pas de lui-même qu'Auguste a publié son édit, mais parce que Dieu lui en a inspiré le projet, pour qu'il servît sans le savoir à la naissance de son Fils unique. Et en quoi, direz-vous, l'édit d'Auguste contribue-t-il à préciser le temps où Dieu s'est fait homme ? Il y contribue sans doute, et non d'une manière commune et -peu sensible, mais comme un des moyens essentiels et un des principaux ressorts de cette opération divine. Comment cela? la Galilée est un pays de la Palestine, et Nazareth est une ville de la Galilée; ensuite il est un pays appelé la Judée, du nom de ses habitants, dont une des villes est Bethléem. Tous les prophètes avaient prédit que le Christ sortirait, non de Nazareth, mais de Bethléem, et qu'il naîtrait dans cette dernière ville. Voici leurs propres paroles: Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n'es pas la dernière d'entre les principales villes de Juda; car c'est de toi que sortira le chef qui conduira mon peuple d'Israël. (Mich. V,2; Matth. II, 7.) Lorsqu'Hérode demanda aux Juifs où le Christ naîtrait, ils lui citèrent cette même prophétie en témoignage. Voilà pourquoi, Philippe ayant annoncé à Nathanaël qu'ils avaient trouvé Jésus de Nazareth: Nathanaël répondit: Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth? (Jean, I, 45.) Or Jésus-Christ dit de lui : Voilà un vrai Israélite, un homme sans artifice. (Ibid. 47.) Et pourquoi lui a-t-il donné cet éloge? C'est parce qu'il ne s'est point laissé prendre par l'annonce de Philippe, mais qu'il savait parfaitement que le Christ devait naître non à Nazareth, ni dans la Galilée, mais dans la Judée et à Bethléem; ce qui arriva réellement. Comme Philippe ignorait cette circonstance, et que Nathanaël, docteur de la loi, sachant que le Christ ne naîtrait point à Nazareth, lui avait fait une réponse conforme à la prophétie dont nous avons parlé plus haut, et voilà pourquoi Jésus-Christ dit de lui : Voilà un vrai Israélite, un homme sans artifice. C'est là encore pourquoi quelques Juifs disaient à Nicodème : Considérez et voyez qu'il n'est jamais sorti un prophète de Galilée. (Jean, VII, 52.) Il est encore dit ailleurs : Le Christ ne vient-il pas de la ville de Bethléem, d'où était David? (Ibid. 42.) En un mot, c'était l'opinion générale que le Christ devait sortir de cette ville, et non de Galilée. Ainsi, comme Joseph et Marie, citoyens de Bethléem, avaient abandonné cette ville pour aller s'établir à Nazareth, où ils vivaient (car il n'est pas rare de voir des personnes abandonner les villes où elles sont nées pour aller s'établir dans d'autres dont elles ne sont pas originaires) ; comme, dis-je, Joseph et Marie avaient abandonné Bethléem, et que le Christ devait naître dans cette ville, Auguste publia un édit qui, dans les desseins du Seigneur, les fit retourner malgré eux à Bethléem. En effet, l'ordonnance qui signifiait à chacun de se faire enregistrer dans sa patrie les força à partir de Nazareth et à se rendre à Bethléem. C'est donc ce que voulait faire entendre l'Evangéliste, lorsqu'il disait : Joseph partit aussi de la ville de Nazareth qui est en Galilée, et se rendit en Judée, dans la ville de David, appelée Bethléem, parce qu'il était de la maison et de la famille de David, pour se faire enregistrer avec Marie, son épouse, qui était enceinte. Pendant qu'ils étaient en ce lieu, il arriva que le temps auquel elle devait accoucher s'accomplit, et elle enfanta son fils premier-né. (Luc, II, 4-7.)

3. Vous voyez, mes frères, que Dieu se sert également des fidèles et des infidèles pour l'exécution de ses desseins, afin que les ennemis de son culte apprennent quelle est sa force et sa puissance. Un astre du ciel fait partir les mages de l'Orient (Matth. II, 1-2); un édit de l'empereur ramène Marie dans sa patrie marquée par les prophètes. Il résulte de ceci que la Vierge était de la famille de David, ce que d'ailleurs l'Evangéliste nous a appris plus haut en disant : Joseph partit de la Galilée avec Marie, parce qu'il était de la maison et de la famille de. David. (Luc, II, 4.) Car, après avoir rappelé toute la généalogie de Joseph sans dire un mot de celle de la Vierge, il ajoute, pour prévenir toute objection et empêcher qu'on ne dise: qu'est-ce qui prouve que la Vierge descendait de David: Vers le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé de Dieu dans une ville de Galilée nommée Nazareth, d une vierge qu'avait épousée un homme nommé Joseph, de la maison de David. Ces mots de la maison de David (Luc, 1, 26, 27), doivent être pris comme ayant été dits de la Vierge, ce qui se voit ici d'une manière évidente. Voilà pourquoi fut publié l'édit qui les ramenait à (176) Bethléem. Dès qu'ils sont entrés dans la ville, Jésus vient au monde, est couché dans une crèche, parce qu'il y avait un grand concours de peuple , et qu'il était difficile de trouver un logement. C'est dans cette crèche que les mages l'adorèrent. Mais, afin de vous fournir des preuves plus claires encore et plus évidentes, élevez-vous avec moi, je vous prie; je vais parcourir d'anciennes annales et rappeler des usages antiques, afin d'établir de toute part ce que j'ai avancé. Il était une loi ancienne chez les Juifs... Mais il faut remonter encore plus haut. Lorsque le Seigneur eut délivré les Hébreux de la tyrannie d'un prince barbare et de tous les maux qu'ils soutiraient en Egypte, voyant qu'ils avaient conservé les restes d'un culte impie, qu'ils étaient follement attachés aux objets visibles, frappés de la grandeur et de la beauté des temples, il leur en fit construire un qui effaçait tous les temples du monde, non-seulement parla richesse de la matière et par le travail de l'art, mais encore par la beauté de son architecture. Et comme un père tendre qui, après avoir été longtemps séparé de son fils, le retrouve accoutumé à jouir de toutes les délices dans la société corrompue d'hommes dissolus, libertins et prodigues, se fait un devoir de l'entourer de tout ce qui peut embellir l'existence, dans la crainte qu'en le resserrant dans les limites étroites de la vie commune il n'allume en son coeur, avec le souvenir du passé, le feu de ses premières passions; ainsi Dieu, voyant que les Juifs étaient passionnés pour les objets sensibles; et voulant en cela même satisfaire magnifiquement leur goût, et leur faire oublier tout ce qu'ils avaient vu en Egypte, leur fit construire un temple sur le modèle du monde entier visible et intelligible. En effet, comme la terre et le ciel sont séparés par le firmament que nos yeux aperçoivent, il voulut de même qu'un voile divisât son temple en deux parties, de sorte que tout ce qui était en deçà du voile fût accessible à tout le peuple, et que ce qui était au delà ne pût être ni approché ni regardé que par le souverain pontife. Et pour preuve que ce n'est point là une simple conjecture de notre part, mais que le temple avait été vraiment construit sur le modèle du monde entier, écoutons ce que dit saint Paul lorsqu'il parle de Jésus-Christ qui est monté au ciel : Jésus-Christ, dit-il, n'est pas entré dans un sanctuaire fait de la main des hommes, figure du véritable (Héb. IX, 24), le sanctuaire matériel était donc la figure du véritable. Mais écoutez comment il fait entendre que le voile séparait le Saint des saints des autres objets du temple, comme le ciel que nous voyons sépare le ciel supérieur de tous les objets terrestres; écoutez, dis-je, comment il le fait entendre en donnant au ciel visible le nom de voile. Après avoir dit de l'espérance qu'elle est pour notre âme une ancre ferme et assurée, il ajoute qu'elle pénètre jusqu'au sanctuaire qui est au delà du voile où Jésus, comme précurseur, est entré pour nous, c'est-à-dire jusqu'au ciel le plus élevé. (Ibid. VI, 19, 20.) Vous voyez comme il donne le nom de voile au ciel visible. En deçà du voile étaient le chandelier, la table, l'autel d'airain pour les sacrifices et les holocaustes; au delà du voile était l'arche toute couverte d'or, laquelle renfermait les tables d'alliance, une urne d'or, la verge d'Aaron aux verts rameaux, et l'autel d'or, non des sacrifices et des holocaustes, mais des parfums seulement. Tout le monde pouvait entrer dans la partie qui était en deçà du voile, celle qui était au delà n'était accessible qu'au souverain pontife. J'invoquerai encore ici le témoignage de saint Paul : Là première tente, dit-il, renfermait les règlements du culte divin et le sanctuaire commun. (Ibid. IX, 1.) Il appelle « sanctuaire commun » la tente extérieure, parce que tout le monde pouvait y entrer. Il y avait dans ce sanctuaire le chandelier, la table, les pains de proposition. Après le second voile, était le tabernacle appelé le Saint des saints, où il y avait un encensoir d'or, l'arche d'alliance toute couverte d'or, laquelle renfermait une urne d'or pleine de manne, la verge d'Aaron qui avait fleuri, et les tables d'alliance. Au-dessus de l'arche étaient des chérubins de gloire , qui couvraient le propitiatoire de leurs ailes. Les choses étant ainsi disposées, les prêtres qui exerçaient le saint ministère entraient en tout temps dans le premier tabernacle; mais il n'y avait que le souverain pontife qui entrât dans le second, seulement une fois l'année, et non sans y porter du sang qu'il offrait pour lui-même et pour les péchés du peuple. (Ibid. 11, 7.) Vous voyez que le grand prêtre seul entrait dans le second sanctuaire, et seulement une fois l'année.

4. Et qu'est-ce que cela, direz-vous, a de commun avec la fête présente? Attendez un (177) peu; calmez votre impatience. Je reprends les choses dès leur origine, et je vais les amener jusqu'au moment de leur entier accomplissement, afin que la vérité vous soit bien connue. Pour ne pas cacher trop longtemps ma pensée sous le voile de l'expression, pour ne pas donner non plus trop de développements à mes idées, dans la crainte de fatiguer votre attention, vous allez voir enfin la raison pour laquelle je suis entré dans tous ces détails. Il y avait six mois qu'Elisabeth était enceinte de Jean, lorsque Marie conçut le Sauveur du monde ; si donc nous pouvons savoir quel était ce sixième mois, nous saurons dès lors le temps de la conception de Marie. Le temps de la conception nous étant connu, nous saurons quel a été celui de l'accouchement, en comptant neuf mois depuis la conception. Or, comment saurons-nous quel était le sixième mois de la grossesse d'Elisabeth ? nous le saurons si nous pouvons découvrir dans quel mois elle conçut le fils dont elle était enceinte. Et comment connaîtrons-nous ce mois ? si nous savons dans quel temps Zacharie, dont Elisabeth était l'épouse, reçut cette heureuse nouvelle. Et par où serons-nous assurés de cette époque ? par les divines Ecritures, en consultant le saint Evangile qui dit que Zacharie était dans le Saint des saints, lorsque l'ange lui annonça l'heureuse nouvelle, et lui prédit la naissance de Jean. Si donc il est montré clairement par les Ecritures, que le grand prêtre seul n'entrait qu'une fois dans le Saint des saints, dans quel temps il y entrait cette seule fois, et dans quel mois de, l'année, le temps où l'heureuse nouvelle fut annoncée à Zacharie sera dès lors constaté; et ce temps constaté, celui de la conception sera parfaitement connu. Or, que le souverain pontife n'entrât qu'une fois dans le Saint des saints, saint Paul l'a déclaré dans ses épîtres, aussi bien que Moïse, qui, dans le Lévitique, s'exprime en ces termes : Le Seigneur parla à Moïse, et lui dit ceci: Dites à Aaron, votre frère, qu'il n'entre pas en tout temps dans le sanctuaire, qui est au delà du voile devant le propitiatoire, qui couvre l'arche du témoignage, de crainte qu'il ne meure. (Lév. XVI, 2.) Et ensuite : Que nul homme ne se trouve dans le tabernacle du témoignage, quand le pontife entrera dans le Saint des saints, afin de prier pour lui-même, pour sa maison, et pour toute l'assemblée d'Israël, jusqu'à ce qu'il en soit sorti. Il priera au pied de l'autel qui est devant le Seigneur. (Ibid. XVII, 18.) Il est clair par là que le pontife n'entrait pas en tout temps dans le Saint des saints; que personne, lorsqu'il y était, ne pouvait en approcher, que tout le monde devait se tenir en deçà du voile.

Mais écoutez ce qui suit, avec la plus grande attention; car il me reste à vous montrer en quel temps il entrait dans le Saint des saints, et qu'il y entrait seul une fois l'année. Qu'est-ce qui le prouve? le même livre: Au dixième jour du septième mois, y est-il dit, vous humilierez vos âmes, vous ne ferez aucune couvre de vos mains, soit ceux qui sont nés dans votre pays, soit les étrangers qui sont parmi vous. C'est en ce jour que se fera votre expiation et la purification de tous vos péchés; vous serez purifiés devant le Seigneur. C'est le sabbat des sabbats ; vous jouirez alors d'un parfait repos, vous humilierez vos âmes: cet usage sera pour vous perpétuel. Cette expiation se fera par le pontife qui aura reçu l'onction sainte, et dont les mains auront été consacrées pour faire les fonctions du sacerdoce à la place de son père. Après qu'il se sera revêtu des vêtements saints, il expiera le sanctuaire, le tabernacle du témoignage, l'autel, les prêtres et tout le peuple. Cette ordonnance sera donc gardée éternellement parmi vous; vous prierez pour les enfants d'Israël et pour tous leurs péchés; la cérémonie aura lieu une fois l'année, selon que le Seigneur l'a ordonné à Moïse. (Lév. XVI, 29-34.) L'Ecriture parle ici de la fête des Tabernacles; car c'était le seul jour de l'année où le souverain pontife entrait dans le Saint des saints, ce qu'elle annonce clairement par ces mots : La cérémonie aura lieu une fois l'année.

5. Si donc le souverain pontife entre seul dans le Saint des saints le jour de la fête des Tabernacles, montrons maintenant que l'ange apparut à Zacharie lorsqu'il était dans le Saint des saints. Il lui apparut à lui seul lorsqu'il offrait les parfums; or, c'est l'unique circonstance où le grand prêtre entrait seul dans le sanctuaire. Mais rien n'empêche que je ne vous cite les propres paroles de l'Evangéliste : Il y avait, dit-il, sous le règne d'Hérode, roi de Judée, un prêtre nommé Zacharie, et sa femme, d'entre les filles d’Aaron, s'appelait Elisabeth. Lorsque Zacharie faisait sa fonction de prêtre devant Dieu dans le rang de sa famille, le sort décida, selon les règlements du sacerdoce, qu'il entrerait dans le temple du Seigneur pour y (178) offrir les parfums. Toute la multitude du peuple était dehors, faisant sa prière à l'heure qu'on offrait les parfums. (Luc, I, 5,10.) Rappelez-vous, mes frères, le passage qui dit: Que nul homme ne se trouve dans le tabernacle du témoignage, quand le pontife entrera dans le Saint des saints afin de prier, jusqu'à ce qu'il en soit sorti. ( Lév. I, 17.) Un ange du Seigneur lui apparut se tenant debout à la droite de l'autel des parfums. (Luc, I, 11.) On ne dit pas de l'autel des sacrifices; mais de l'autel des parfums. L'autel qui était en deçà du voile était l'autel des sacrifices et des holocaustes; celui qui était au delà était l'autel des parfums. Ainsi, et par cette circonstance et parce que l'ange apparut à Zacharie seul, et parce qu'il est dit que le peuple l'attendait dehors, il est clair qu'il était entré dans le Saint des saints. Poursuivons : Zacharie se troubla en voyant l'ange, et la frayeur se saisit de son âme. Mais l'ange lui dit : Ne craignez point, Zacharie, parce que votre prière a été exaucée : Elisabeth votre femme vous enfantera un fils auquel vous donnerez le nom de Jean. (Ibid. 12, 13.) Cependant le peuple attendait Zacharie, et s'étonnait qu'il demeurât si longtemps dans le sanctuaire ; mais étant sorti et ne pouvant parler, il leur faisait des signes pour se faire entendre. (Ibid. 21, 22.) Vous voyez qu'il était au delà du voile; ce fut donc alors que l'heureuse nouvelle lui fut annoncée. Le temps où il l'a reçue était la fête des Tabernacles, jour de jeûne ; car c'est là ce que veulent dire ces paroles : Vous humilierez vos âmes. (Lév. XVI, 29.) Cette fête des Juifs se célèbre vers la fin de septembre, comme vous pouvez l'attester vousmêmes, puisque c'est alors que nous avons fait contre les Juifs ces longs discours où nous nous élevions contre leur jeûne déplacé. Ce fut donc alors qu'Elisabeth, femme de Zacharie, conçut, et elle se tint cachée durant cinq mois en disant : C'est la grâce que le Seigneur m'a faite dans les jours où il m'a regardée pour me tirer de l'opprobre où j'étais devant les hommes. (Luc, I, 25.)

Il est maintenant à propos de montrer qu'elle était clans le sixième mois de la grossesse de Jean, lorsque Marie reçut l'heureuse nouvelle de sa conception. Voici ma preuve. L'ange Gabriel étant venu la trouver, lui dit: Ne craignez point, Marie, car vous avez trouvé grâce devant Dieu. Vous concevrez dans votre sein et vous enfanterez un fils auquel vous donnerez le nom de Jésus. (Ibid. 30.) Marie étant troublée et demandant comment cela se ferait, l'ange lui répondit : Le Saint-Esprit surviendra en vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre c'est pourquoi le Saint qui naîtra de vous sera appelé le Fils de Dieu. Sachez qu'Elisabeth, votre cousine, a conçu elle-même un fils dans sa vieillesse, et que c'est ici le sixième mois de la grossesse de celle qui est appelée stérile, parce qu'il n'y a rien d'impossible à Dieu. (Ibid. 35, 37.) Si donc Elisabeth a conçu après le mois de septembre, comme nous l'avons prouvé, depuis ce mois il faut en compter six, depuis octobre jusqu'à mars. C'est après ce sixième mois que nous avons l'époque de la conception de Marie. En comptant delà neuf mois, nous arriverons au mois présent. Le premier mois de la conception de Notre-Seigneur est donc avril; après lequel viennent les huit autres mois, depuis mai jusqu'à décembre : Ce dernier mois est celui où nous sommes maintenant, et où nous célébrons la fête de la Nativité. Mais, afin de vous rendre la chose encore plus claire, je vais reprendre tout ce que je viens de dire, et vous en donner le résumé précis. Le grand prêtre seul entrait une fois l'année dans le Saint des saints. Et quand y entrait-il? dans le mois de septembre. C'est donc alors que Zacharie est entré dans le Saint des saints, c'est alors qu'il a reçu l'heureuse nouvelle de la naissance de Jean. Zacharie est sorti du temple et Elisabeth a conçu après le mois de septembre. C'est après le mois de mars, le sixième de la grossesse d'Elisabeth , que Marie commença à concevoir. Or, en comptant neuf mois depuis avril, nous arriverons au mois présent dans lequel est né Jésus-Christ Notre-Seigneur.

6. Je vous ai donc prouvé tout ce qui regarde le temps de la fête; il ne me reste plus qu'une réflexion à vous faire, après quoi je finis, et je laisse à dire à notre commun Maître ce qu'il a de plus important. Comme plus d'un infidèle apprenant de nous que Dieu est né selon la chair, insulte à notre croyance et parvient à inquiéter les personnes simples, il est nécessaire de confondre les uns et de rassurer les autres, afin que ceux-ci ne se laissent plus ébranler par les discours de gens insensés, et que de grossières railleries ne jettent plus le trouble dans leur âme. Il arrive souvent que de petits enfants rient lorsque nous agitons les affaires les plus sérieuses, ce qui est une (179) preuve non de la bassesse des objets que l'on traite, mais de la folie de ceux qui rient. On peut dire des infidèles qu'ils sont plus insensés que des enfants, parce qu'ils décrient et qu'ils rabaissent des objets dignes de notre admiration et propres à nous inspirer une vénération religieuse, tandis;: qu'ils en relèvent et en célèbrent d'autres qui ne méritent que des mépris. Cependant nos mystères, dont ils font le sujet de leurs sarcasmes amers, conservent toute leur majesté et toute leur dignité, malgré les plaisanteries par lesquelles ils les attaquent, au lieu que les objets de leur culte, quoi qu'ils fassent pour les embellir, se montrent toujours sous les traits d'infamie qui leur sont propres. Quel excès d'égarement! des hommes qui ne croient rien faire, ni rien dire qui choque la bienséance, lorsqu'ils introduisent leurs dieux dans des pierres et dans des bois fragiles, dans de viles statues, où ils les renferment comme dans une prison; ces hommes nous reprochent d'avancer que Dieu, pour l'avantage de la terre, s'est construit un temple vivant par l'opération de l'Esprit-Saint ! Et de quel front nous font-ils des reproches ? s'il est peu décent que Dieu habite dans un corps humain, sans doute il l'est beaucoup moins encore qu'il habite dans la pierre et dans le bois ; dans la pierre, dis-je, et dans le bois qui sont bien inférieurs à l'homme; à moins qu'ils ne pensent que notre nature est au-dessous de ces êtres morts et insensibles. Ils ne craignent pas, eux et plusieurs hérétiques, de renfermer la divine essence dans les animaux les plus vils, dans les chiens, dans les chats, ainsi que dans les matières les plus ignobles; pour nous, incapables de rien soutenir, de rien admettre de pareil, nous disons seulement que Jésus-Christ a pris dans le sein d'une vierge, une chair pure, sainte, irrépréhensible, inaccessible à tout péché, et qu'il l'a prise, cette chair, pour réparer l'homme qu'il a formé de ses mains. Eux et les manichéens, qui ne leur cèdent pas en impiété, ils n'ont pas de honte de renfermer l'essence divine dans des chiens, dans des singes, dans des animaux de toute espèce, puisqu'ils disent que, l'âme de ces animaux est formée de cette essence ; ils n'ont pas horreur d'une pareille opinion, et ils nous accusent d'avoir des idées indignes de Dieu, parce que, sans nous permettre de rien imaginer de semblable, sans rien dire qui ne convienne à sa divinité, nous prétendons que, par une naissance surnaturelle, il est venu dans le monde pour réparer son propre ouvrage ! Eh quoi ! vous dites que l'âme d'un tourbe, d'un assassin, est une partie de l'essence divine, et vous osez nous accuser, nous qui ne pouvons souffrir une opinion aussi absurde et qui jugeons coupables d'impiété ceux qui la soutiennent, vous nous reprochez de dire que Dieu s'est construit un temple saint, par le moyen duquel il a introduit parmi les hommes une vie toute céleste ! ne mériteriez-vous pas mille morts, et pour les reproches que vous nous faites, et pour les outrages que vous ne cessez de commettre envers la Divinité? S'il est indigne de Dieu d'habiter un corps pur et irrépréhensible, combien n'est-il pas plus indigne de lui d'habiter le corps d'un imposteur, d'un violateur de tombeaux, d'un brigand, d'un chien, d'un singe, et non ce corps saint et glorieux, qui est maintenant assis à la droite du Père ! Quel tort, je vous prie, quelle tache pourrait faire à la splendeur de Dieu notre chair dont il s'est revêtu? Ne voyez-vous pas que le soleil, dont l'éclat frappe nos yeux, est corruptible de sa nature, dût toute la secte de Manès se récrier d'indignation avec les Grecs? Que dis-je, le soleil ! la terre, la mer, et toutes les choses perceptibles à nos sens n'ont rien de solide ni de permanent. C'est ce que nous apprend saint Paul : Les créatures sont assujetties à la vanité, et elles ne le sont pas volontairement, mais à cause de Celui qui les y a assujetties. (Rom. VIII, 20.) Et il exprime ce qu'il entend par le mot vanité: La créature sera délivrée de cet asservissement à la corruption pour participer à la liberté de la gloire des enfants de Dieu. (Ibid. 21.) La créature est donc corruptible, puisque la corruption est une des conditions de sa nature. Que si le soleil, quoique corruptible par sa nature, lance de tous côtés ses rayons, communique avec la boue et la fange, sans que cette communication nuise en rien à sa pureté; si, retirant ses rayons aussi purs qu'ils l'étaient auparavant, il anime de la vertu qui lui est propre les corps qui les reçoivent sans participer lui-même en aucune manière à l'impureté des plus sales et des plus infects; à plus forte raison le Soleil de justice, le souverain Maître des puissances incorporelles, en se revêtant de notre chair, loin d'en être souillé, l'a rendue plus pure et plus sainte. Pénétrés de ces idées, et nous rappelant ces (180) paroles de la divine Ecriture : J'habiterai et je marcherai parmi eux (Lévit. XXVI, 12), et ces autres : Vous êtes le temple de Dieu (II Cor. VI, 16), et l'Esprit de Dieu habite parmi vous (I Cor. III, 16), opposons-les aux objections des impies, et fermons la bouche à ces hommes impudents. Réjouissons-nous de notre bonheur, glorifions Dieu qui s'est revêtu de notre chair, rendons-lui grâces de cette condescendance infinie, et témoignons-lui toute la reconnaissance que ses bienfaits nous inspirent. Or, quelle plus digne reconnaissance que le soin du salut de nos âmes et de notre ardeur pour la vertu?

7. Ne soyons donc point ingrats envers notre bienfaiteur, mais offrons-lui tous, autant qu'il est en notre pouvoir, les dons spirituels, la foi, l'espérance, la charité, la tempérance, l'amour des pauvres, le zèle à exercer l'hospitalité. Il est un objet important dont je vous ai parlé il y a quelques jours, dont je vous parlerai encore aujourd'hui, et que je ne cesserai point de vous rappeler. Quel est-il donc? lorsque vous devez approcher des sacrés mystères de la table sainte et redoutable, ne le faites qu'avec un pieux effroi, avec une conscience pure, avec le jeûne et la prière, sans bruit et sans tumulte, sans frapper des pieds, sans vous pousser les uns les autres, car c'est la marque d'un dédain superbe et d'un mépris extrême. Une pareille conduite attire les plus grandes punitions sur ceux qui se la permettent. Pensez, ô mon frère ! pensez à la victime que vous allez toucher, pensez à la table dont vous approchez ! Songez que vous qui êtes cendre et poussière, vous participez au corps et au sang de Jésus-Christ ! Si le prince vous invitait à un repas, vous ne vous présenteriez qu'avec crainte, vous ne toucheriez aux mets qui vous seraient servis qu'avec respect et circonspection; et lorsque Dieu lui-même vous invite à sa table, une table où il vous sert son propre Fils, lorsque les puissances angéliques ne se tiennent en sa présence qu'avec une frayeur respectueuse, lorsque les chérubins se voilent la face, et que les séraphins s'écrient avec tremblement: Saint, Saint, Saint, le Seigneur (Apoc. IV, 8), vous, qui le croirait? vous approchez du banquet spirituel avec tumulte et en poussant des clameurs ! Ne savez-vous donc pas que votre âme, dans cette circonstance, doit être calme et paisible! qu'il faut alors une paix profonde, une tranquillité parfaite, et non ce mouvement et ce tumulte qui rendent impure l'âme de celui qui approche de la table sainte. Quelle excuse nous resterait-il, si nous ne pouvions au moins purifier des passions qui nous souillent le moment où nous en approchons? Qu'y a-t-il pour nous de plus essentiel que les mets qu'on nous y sert? qu'est-ce qui nous trouble et nous inquiète? qu'est-ce qui nous presse d'abandonner l'Eglise pour retourner dans le monde? N'excitez pas, je vous supplie, n'excitez pas contre vous-mêmes la colère divine. Le mets qu'on vous sert est le remède efficace de vos blessures, une source inépuisable de richesses, la clef spirituelle qui vous ouvre le royaume des cieux. Ne le prenons donc, ce mets, qu'avec crainte et avec actions de grâces; jetons-nous aux pieds de Dieu en confessant nos fautes, pleurons sur nos péchés, adressons-lui de ferventes prières; et, après avoir purifié nos consciences, approchons-nous tranquillement et avec la modestie convenable, comme devant nous présenter au souverain Roi du ciel. Baisons respectueusement l'hostie sainte et pure que nous recevrons; embrassons-la des yeux, enflammons notre coeur, afin de venir à la table sacrée, non pour y prendre notre jugement et notre condamnation, mais pour y trouver la tempérance de l'âme, la charité, la vertu, la réconciliation avec Dieu, une paix ferme et solide, un moyen de nous sanctifier nous-mêmes et d'édifier nos frères.

Voilà ce que je vous dis continuellement, et ce que je ne cesserai pas de vous dire, car pourquoi accourir ici sans but et sans dessein, sans y apprendre rien d'utile? quel avantage retireriez-vous de discours uniquement faits pour vous plaire? Le temps de la vie présente est court; soyons attentifs et vigilants, réglons notre conduite, témoignons un amour sincère à tous les hommes, soyons circonspects en tout. Soit qu'il nous faille écouter la parole sainte, prier le Seigneur, approcher de la table sacrée, ou faire quelque autre action, faisons-la avec crainte et tremblement, afin de ne pas attirer sur nous la malédiction par notre négligence Maudit soit, dit l'Ecriture, celui qui fait l'oeuvre de Dieu négligemment. (Jér. XLVIII, 10.) Le tumulte et les clameurs sont un outrage fait à cette victime immolée pour nous, qu'on nous offre comme l'aliment de nos âmes. C'est la marque d'un mépris extrême de se présenter à Dieu rempli de souillures. Ecoutez ce que (181) l'Apôtre dit de pareils hommes: Celui qui profane le temple de Dieu, Dieu le perdra. (I Cor. III, 17.) N'irritons donc pas le Seigneur, avec lequel nous voulons nous réconcilier; approchons du sacré banquet avec toute l'attention qui convient, avec une âme tranquille et recueillie, la prière à la bouche et la contrition dans le coeur, afin qu'après nous être rendu propice le Fils de Dieu, nous puissions obtenir les biens qui nous sont promis, par la grâce et la bonté du même Fils de Dieu, avec qui soient au Père et à l'Esprit-Saint, la gloire, la puissance et l'empire, maintenant et toujours dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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